Le magazine Palindrome en hibernation

L’équipe du magazine Palindrome ne pourra malheureusement pas produire les deux numéros prévus en 2019, car elle n’a pas obtenu les appuis financiers escomptés.

Pour être mis au courant des développements, consultez notre site Web magpalindrome.ca ou suivez-nous sur Facebook et Twitter.

Les deux numéros de 2018 demeurent accessibles sur le site Web.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous écrire.

Merci beaucoup de votre compréhension!

Palindrome aux Journées annuelles de santé publique

Palindrome, un magazine alliant santé et littératureLes 4 et 5 décembre 2018, l’équipe du magazine a eu la chance de présenter sa communication affichée intitulée Palindrome, un magazine alliant santé et littérature lors des 22es Journées annuelles de santé publique (JASP) qui se déroulaient à l’hôtel Bonaventure, à Montréal.

Palindrome en a profité pour faire connaître ses activités et ses réalisations auprès des 900 personnes ayant participé à ce grand rendez-vous annuel québécois de formation continue en santé publique.

Le 7 janvier dernier, les JASP ont mis en ligne les nombreuses communications affichées qui ont été présentées, dont la nôtre. N’hésitez pas à la partager, à la faire circuler.

Des photos de notre deuxième lancement

Le magazine Palindrome a tenu le mercredi 14 novembre dernier un 5@7 pour souligner le lancement de son deuxième numéro. L’événement, qui a eu lieu à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, a réuni plus de soixante personnes.

Pascale Lehoux, rédactrice en chef, a animé la soirée. Dans son mot d’ouverture, elle en a profité pour annoncer à l’auditoire que le 2e numéro accueillait en ses pages de nouvelles rubriques : un courrier des lectrices et des lecteurs, une rubrique « Visuel » où divers formats de visuel – dessins d’architecture, infographies, graphiques, etc. – illustrent certains thèmes abordés, ainsi qu’une contribution provenant d’une personne ayant une expérience directe de soins. Elle a par la suite invité Louise Potvin, directrice de l’Institut de recherche de santé publique de l’Université de Montréal (IRSPUM), à prendre la parole. Mme Potvin a présenté brièvement la mission de l’Institut et elle a exposé la raison pour laquelle l’IRSPUM héberge Palindrome. Pour elle, il est important d’appuyer des projets innovants en mobilisation des connaissances comme celui du magazine.

Olyvier Leroux-Picard, l’un des deux coordonnateurs du volet littéraire, a enchaîné en expliquant son rôle d’accompagnateur des écrivaines et des écrivains qui collaborent avec Palindrome. Il a aussi parlé du défi que représente l’écriture d’une création littéraire avec les contraintes qu’impose le magazine, c’est-à-dire assimiler, comprendre des articles scientifiques, des résultats probants, des études qualitatives, des statistiques, pour ensuite créer un texte fictif captivant et accessible.

Frédérique Dubé, coordonnatrice et rédactrice scientifique, a quant à elle tâté le pouls de l’auditoire à savoir qui parmi les gens présents connaissaient la définition du mot « palindrome ». Vu qu’une personne sur deux seulement savait la réponse, elle a rappelé à toutes et tous ce que signifie ce mot : c’est un mot ou un groupe de mots que l’on peut lire indifféremment de gauche à droite et de droite à gauche. C’est aussi une séquence d’ADN pouvant se lire de la même façon dans les deux sens par rapport à un point central. Et le magazine s’appelle ainsi, car il propose des allers-retours de la littérature à la santé et de la santé à la littérature.

L’écrivaine Stéphanie Roussel est arrivée de justesse pour nous lire son magnifique poème intitulé « Coutepointe » portant sur le diagnostic préimplantatoire (DPI), une technique de procréation assistée développée avec l’objectif de venir en aide aux personnes à risque de transmettre une maladie génétique grave à leur descendance. Stéphanie Côté, conseillère en éthique clinique et organisationnelle au CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, a parlé de sa collaboration avec le magazine en tant qu’experte au sujet du DPI. Elle a beaucoup aimé son expérience et elle a été profondément touchée par le poème de Stéphanie Roussel.

Mme Lehoux a clos la soirée en annonçant une bonne nouvelle : l’octroi d’une subvention Connexion du Conseil de recherches en sciences humaines pour tenir au printemps un atelier d’échanges afin de pousser plus loin la réflexion sur les dialogues entre disciplines et pour créer des balados mettant en vedette des duos écrivaines-écrivains/expertes-experts.

Les photographies de la soirée ont été prises par Mugisha Rutishisha, agent de communication de l’IRSPUM, et un article annonçant la sortie du 2e numéro du magazine a été publié dans UdeMNouvelles.

Le 2e­ numéro de Palindrome est sorti

Consultez le deuxième numéro de Palindrome, un nouveau magazine alliant littérature et santé.

Qui peut se prévaloir de l’aide médicale à mourir et comment ce « soin de fin de vie » est-il prodigué? Qu’est-ce que la quantification de soi et pourquoi cette pratique est-elle en expansion? Y a-t-il d’autres types d’intervention que les dons d’aliments pour contrer l’insécurité alimentaire? Peut-on repenser la banlieue pour créer des environnements favorisant la santé de la population? Toutes ces questions, et bien d’autres encore, sont abordées dans le deuxième numéro de Palindrome qui vient tout juste de sortir.

Le magazine Palindrome, alliant santé et littérature, est dirigé par Pascale Lehoux, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Il invite pour chacun de ses numéros des écrivaines et des écrivains ainsi que des expertes et des experts renommés et de la relève à se prononcer sur six innovations sociales ou technologiques en santé. Chaque innovation explorée forme ainsi un dossier où une création littéraire – poème, récit, nouvelle, conte graphique – se conjugue avec du contenu scientifique vulgarisé.

À lire dans ce numéro

Le dossier qui fait la une de ce deuxième numéro lancé en novembre porte sur l’aide médicale à mourir. Kim Doré, auteure de quatre recueils de poésie, lauréate du prix Émile-Nelligan en 2004, signe un poème vibrant intitulé « Ma mère et Alois Alzheimer ». Dre Geneviève Richer poursuit avec une essentielle réflexion sur les obligations des médecins face à la Loi concernant les soins de fin de vie. Sur le thème de la quantification de soi, Julien Michaud-Tétreault, médecin de famille diplômé de l’Université de Montréal, nous transporte dans un récit à peine futuriste où le personnage se sent dépassé par les données relatives à sa santé générées par les capteurs de son téléphone intelligent. Guy Paré, professeur à HEC Montréal, titulaire de la Chaire de recherche en santé connectée, répond par après à quelques questions visant à mieux comprendre le mouvement de la quantification de soi, au profil de ses adeptes et aux risques ou dangers associés à l’utilisation d’objets connectés.

Le troisième dossier aborde un sujet délicat : le diagnostic préimplantatoire, une technique de procréation assistée développée pour venir en aide aux personnes à risque de transmettre une maladie génétique grave à leur descendance. Le poème « Courtepointe » de Stéphanie Roussel, auteure du recueil de poésie La rumeur des lilas paru cette année, va droit au cœur :  parmi des milliers d’autres | amas de chair et bébés à venir | à la fois tout et rien petit espoir et cellules impersonnelles | mes embryons reposent | coincés | en tas de possibles | ombres chinoises qui dansent | après le crépuscule des néons halogènes . Stéphanie Côté, conseillère en éthique clinique et organisationnelle au CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, nous fait prendre conscience, quant à elle, à quel point cette technique soulève des enjeux d’ordre éthique. Un témoignage d’une personne ayant une expérience directe de soins accompagne le tout. Pour le dossier sur les médicaments, la dépression et le deuil, Jean-Philippe Bergeron, auteur de cinq recueils de poésie, livre une série de trois poèmes voguant sur les eaux mouvantes de la perte d’un être cher. De courtes capsules scientifiques conçues par l’équipe de rédaction du magazine complètent le dossier.

Dans le dossier sur les banques alimentaires, le poème de Roseline Lambert, poète et anthropologue, juxtapose deux personnages, l’un qui mange à sa faim et l’autre qui aimerait bien pouvoir manger un peu. Louise Potvin, professeure à l’École de santé publique et directrice de l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal, réagit au poème à travers sa lunette de chercheuse s’intéressant aux inégalités sociales et à l’insécurité alimentaire. Pour clore le numéro, Charles Dionne, écrivain et scénariste, nous fait goûter en poésie au thème de l’environnement bâti. Dans la nouvelle rubrique « Visuel », Dominique Laroche, architecte, nous montre en dessin comment repenser la banlieue, et Éric Robitaille, chercheur à l’Institut national de santé publique du Québec, nous parle des effets que l’environnement bâti peut avoir sur la santé de la population.